Salon du Livre de Courtry

Il y a quelques mois, des amis m’ont contactée car ils cherchaient des auteurs pour mettre en place un tout nouveau salon du livre sur la Ville de Courtry. Sachant que j’aurai alors à promouvoir l’espiègle Fée Cassatette, j’avais accepté, comme je le fais souvent lorsqu’il s’agit de nouveaux salons. Pourtant, je sais d’expérience que ce ne sont pas ceux-là qui me permettent de faire le plus connaître mes livres, mais, que voulez-vous, j’aime essuyer les plâtres ! 😉

Samedi, me voici donc partie avec l’un de mes fils pour le Salon du Livre de Courtry. Une bonne indication pour savoir si un premier salon va bien se passer ou pas est la facilité de le trouver. L’affichage en ville et le fléchage sont des éléments-clefs qui peuvent inciter un passant (qui passait !) à faire un détour imprévu vers le salon du livre. Or là, pas de souci : banderoles, affichage sur les panneaux de pubs, il faudrait être de mauvaise volonté pour le louper ! (Ou alors décider que son GPS n’est pas performant et n’en faire Cassatette, mais je ne m’étendrai pas sur ce sujet…). 😇

Après un petit saut chez mes amis chez qui je retrouve Philippe Wolff, Betty Séré de Rivières et du jus de fruit, nous voilà à l’entrée de la salle. C’est grand et très bien aménagé. Les couleurs déterminent les espaces jeunesse ou adulte et, bien évidemment, avec la Fée Cassatette, je déballe mes petites affaires du côté jeunesse, tout en posant en bout de table Le Tueur Sans Nom… J’espère ne pas avoir traumatisé d’enfants durant cette journée, ni de parents non plus, d’ailleurs ! 😂

C’est tout le problème quand on porte plusieurs étiquettes : il est difficile de trouver sa place dans ce genre de manifestation. La seule solution qui me vienne en tête, serait de m’aménager une estrade avec des néons lumineux « Auteur d’exception » qui pourrait enfin qualifier mon travail à sa juste valeur… 🤪

Petit inconvénient au fait que la salle soit grande, il y a donc pas mal de concurrents à abattre de collègues à découvrir. Et en premier, mes deux amis qui, avec le titre « Elémi » sur la protection de l’environnement et « Princesse Cépagrave » sur l’acceptation de la différence vont faire un carton, je le sens ! Je les aide autant que possible en renvoyant vers eux des personnes qui s’arrêtent sur mon stand (ben oui, en fait les auteurs indés et les petits éditeurs s’entraident volontiers dans ces salons, vous imaginiez quoi ? 😝 ). Mais ce qui est sûr, c’est que plus il y a d’auteurs, moins il y a de ventes, c’est assez mathématiques !

Et comme un premier salon attire moins de lecteurs qu’un salon installé depuis des années, le fait qu’il y a pas mal d’auteurs amoindrit encore les ventes.

Mais il ne faut pas oublier que l’on n’est pas dans un salon que pour vendre ses livres, et ben non ! On est là aussi pour :

  • Rigoler avec les copains auteurs qu’on n’a pas vu depuis longtemps
  • Papoter avec les lecteurs
  • Retrouver nos fans
  • Découvrir nous aussi les auteurs qu’on ne connaît pas
  • Rigoler avec les copains auteurs que… ah, je l’ai déjà dit ?
  • Se créer un réseau de professionnels avec qui on partage les mêmes idées
  • Faire de belles rencontres
  • Rigoler avec les copains… heu… ok…

Avec Philippe Wolff et Betty Séré de Rivières

Et les rencontres, c’est ce qu’il y a de plus chouette !

Il y a cette auteure, Séverine SILBERT, avec sa série « Ténégria » (Young Adult) qui me fait de l’œil (la série, pas l’auteure, m’enfin !). Et le peu que j’ai le temps d’apprendre de son parcours (à l’auteure, pas à la série, vous suivez ou bien ?!) me fait beaucoup penser au mien. Il ne me reste plus qu’à découvrir ses livres.

Ou bien encore cet autre auteur publié chez Rebelle, Roger Pascault, dont le bouquin « La disparue du Gévaudan » me donne vraiment envie de me plonger dans cette enquête.

Ou encore l’illustratrice Auréline B dont les dessins et les petites créations me plaisent beaucoup aussi…

Et aussi Mélanie Baranger qui a édité un livre sur des histoires d’adoption de chiens au profit d’une association « Amours de chiens – histoire des chiens de Roumanie ». Eh oui, cela sert aussi à cela l’auto édition !

Ah, et sans oublier le passage de Monsieur le Député Rodrigue Kokouendo qui a eu la gentillesse de passer un moment avec moi sur mon stand et de repartir avec mon recueil de nouvelles « La Vieille Dame, le Rien et les autres… ». Reste à espérer qu’il ne se fasse pas prendre en train de les lire à l’Assemblée car, visiblement, il lui a été difficile d’attendre la sortie du Salon du Livre pour les commencer…

Et puis, il y a vous, qui lisez ces lignes et qui êtes peut-être passés… Monsieur Tung, Nathalie, Taïssa et bien d’autres… J’espère que vous avez eu le temps d’ouvrir mes livres depuis samedi et que vous y avez trouvé ce petit quelque chose qu’on y cherche tous : un moment de détente, d’évasion, loin de notre quotidien. Si j’ai réussi cela, alors j’ai réussi mon premier salon du livre de Courtry !

Dernier message important :

Et avant de partir, on n’oublie pas d’aller télécharger mon nouveau polar ! 🙂
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Du paradoxe de l’auteur auto-édité

Le philanthrope Salon du Livre de Paris

Philanthrope, philanthrope… Évidemment ! Enfin, quoi ! LE Salon du Livre de Paris, lieu où la culture des quatre coins de notre hexagone (oui, j’ai toujours été forte en géométrie, ceci expliquant peut-être ma passion pour l’écriture) se retrouve dans des allées encombrées par des lecteurs érudits et pas forcément plus courtois pour autant…

Salon du Livre, de tous les livres, des grands qu’on tient crânement contre soi, des petits qui dépassent des poches de nos jeans, des imagés qui font briller les yeux des grands enfants que nous sommes tous, des dédicacés après une heure d’attente devant le stand, des inconnus mais qui sont peut-être des perles… Le Salon du Livre ouvrira ses portes du 20 au 23 mars 2015 pour accueillir plusieurs centaines d’exposants, des milliers de lecteurs, des millions de livres et le plus d’auteurs possible.

Le plus d’auteurs possible ? Vraiment ?

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Auteur auto-éditée et fière de l’être

Le Salon du Livre, c’est trop bien ! Auteur depuis plusieurs années, j’y vais non seulement en tant qu’écriveronne pour y croiser des amis de plume, mais aussi en tant que lectrice pour me régaler avec les livres du moment. Sans parler du fait que j’ai la chance d’y croiser Sabine (alias Ma Bibliothèque Bleue) membre de ma Dream Team, et qui monte tous les ans pour le salon. Bref, c’est la fête !

Ce qui est un peu moins la fête, c’est le prix d’entrée qui augmente d’année en année. 12 euros en 2015. Mais cette fois-ci, encouragée par Sabine, je décide de demander un badge gratuit. Ben quoi, je suis auteur, non ? J’ai déclaré ma petite entreprise, j’ai un numéro de SIRET, je paye des taxes… Bref, en quelques clics la démarche est faite. Facile !

Lundi dernier, je reçois enfin mon mail de confirmation du Salon du Livre. Madame Carville… blablabla… bien reçu votre demande… blabla… mais vous êtes hors nomenclature donc pour le badge d’entrée, vous pouvez allez vous brosser, Martine.

Heu… Moi, c’est Karine ! (bande de goujats !)

Et puis, comment ça je suis « hors nomenclature » ? Enfin, quoi… Je suis auteur… J’ai cinq ouvrages publiés, dont un chez deux éditeurs… Je dédicace plusieurs fois par mois… Mais, heu… Faut faire quoi pour être un auteur « dans la nomenclature » ? C’est quoi le problème ? C’est parce que je suis auto-éditée, c’est ça ? Mais moi, tout ce que je voulais, c’était entrer au Salon du Livre…

Bit-autoédition

Thématiques mais pas trop…

Le Salon du Livre est le reflet de l’actualité du livre en 2015. Mais qu’est-ce qu’il se passe donc en 2015 ? Les auteurs écrivent, les petits oiseaux chantent, les éditeurs tentent de continuer de gagner de l’argent, le monde tourne, les libraires ont du mal à lutter contre les géants comme Amazon, et l’auto-édition a le vent en poupe. Les auteurs indépendants font désormais partie du paysage littéraire mondial (pour ne pas dire intergalactique !), et d’ailleurs les organisateurs du Salon du Livre ne s’y sont pas trompés : plusieurs conférences vont être données (dont une avec l’auteur indépendante Chris Simon et la Société des Gens des Lettres, prestigieuse institution littéraire !). Bref, l’auto-édition est rentrée au Salon du Livre.

Mais pas tous les auteurs auto-édités.

Et pas votre écriveronne.

Si tu ne peux pas entrer par la petite porte, passe donc par la grande.

Et alors que je rumine de sombres pensées et grommelle quelques noms d’oiseaux (qui chantent beaucoup moins bien !), le téléphone sonne. Une agréable voix m’interpelle et m’annonce, un joli trémolo dans le timbre, que je suis lauréate du concours pour le meilleur polar auto-édité. Je viens de gagner « Les encouragements de la Présidente du Jury ». Yiiihhaaaaaaa !

BLOG-GAGNANTS-POLAR

Oubliée ma frustration d’avoir été rejetée par les organisateurs du Salon du Livre : mon roman « Le journal de L. » a gagné un prix ! Champagne !

Je pense à ma Dream Team alors qu’Emmeline, de The Book Edition, continue de me parler. Émotion. Mon équipe a créé un bouquin suffisamment bon pour avoir été remarqué et primé, ça fait chaud au cœur de penser ça. Et puis, Emmeline m’explique l’organisation de la remise du prix et m’informe que, bien entendu, j’aurai un badge d’entrée auteur pour pénétrer dans le Salon du Livre…

J’avoue que l’ironie de la situation ne m’a pas échappée.

Bref, je suis auteur, mais je n’ai pas le droit de rentrer gratuitement au Salon du Livre parce que je suis auto-éditée MAIS je peux y entrer gratuitement pour recevoir le prix du meilleur polar auto-édité.

WTF ?

Bit-vraiment

Les coulisses : Cultura Franconville

Les dédicaces, c’est bien. Mais le plus chouette, c’est ce qu’on ne vous montre jamais, non ? Voici donc un petit aperçu de ma journée au Cultura de Franconville.

Aujourd’hui, il faut installer une atmosphère festive : Noël est proche, ne l’oublions pas. Vous noterez donc la présence de la superbe guirlande rouge et des petites boules de même couleur.

Karine Carville1Comme je ne suis pas la seule à dédicacer dans le magasin aujourd’hui, il faut faire la différence. Pour cela, mes dédicaces (toujours très personnalisées) seront elles aussi aux couleurs de Noël. Les lecteurs adorent : le petit message pour le frérot ou la tantine fait mouche. Vive les stickers !

Stickers NoëlEt puis, entre deux passages de lecteurs (messieurs dames, ne soyez pas si pressés et arrêtez-vous pour discuter un peu, promis, vous n’êtes pas obligés d’acheter !), je vis de grands moments…

  • Une femme marche avec des talons impressionnants tout en téléphonant. Elle est pressée. Je la vois repasser quelques minutes plus tard : son téléphone est rangé mais elle a repris sa canne pour marcher et claudique… #personnagederoman
  • Je tends mon flyer à une dame qui le prend et me le rejette à la face en s’exclamant : « Ah non ! Je ne lis pas ce genre de choses ! ». Oups ? Je regarde mon flyer : je l’ai plié à l’envers et tout ce que cette dame a vu est la présentation gothique d’Esteb. Elle n’a même pas regardé les autres pages… #personnagederoman
  • Je me penche pour attraper ma pochette de flyers et… les pieds de la chaise plient sous moi ! Gadin en cours, je me rattrape comme je peux et réussis miraculeusement à ne pas tomber par terre. Autre miracle : tout mon stand ne s’écroule pas non plus. Je vais demander une prime de risque à ma prochaine dédicace… #métierdangereux
  • Je papote avec James Tollum, écrivain en fantasy. Pfffff, encore un livre à acheter dans les mois à venir, faut que j’arrête de trouver les autres auteurs sympa… #écriveronneruinée

Comme d’habitude, j’oublie de demander à mes lecteurs de se faire prendre en photo avec mon livre pour ma page Facebook… Dites, vous ne pourriez pas m’y faire penser ? Merci. 🙂

Enfin, au bout de plusieurs heures de dédicaces, il y a toujours un moment où ça dérape…

Karine grimaceSamedi prochain, le 20 décembre, je serai tout l’après-midi à l’Espace Culturel de Chambly ! De nouvelles aventures en perspective.

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