MA SEULE BONNE RÉSOLUTION POUR 2021

Faut-il vraiment que je me plie à la tradition januaire (si, ça pourrait se dire, si !) et trouver un défi pour l’année qui vient ? N’en propose-t-elle pas déjà suffisamment à relever sans que je ne m’en inflige un de plus ? Et puis, d’abord, d’où vient-elle, cette intrusive tradition ? Lire la suite

Bilan de mes dédicaces lives

Qu’est-ce qui m’a pris ? Je ne sais pas trop. Je devais m’ennuyer entre la fin du NaNoWriMo, l’écriture d’une nouvelle de 26 pages pour mes tipeurs dans un genre inédit pour moi, ma formation d’auto-entrepreneure, ma remise à plat de Cosmos pour cause de réécriture intempestive (ah celle-là aussi, va falloir que je vous la raconte !), et des lives quotidiens…
En y réfléchissant, je crois que mon cerveau a pris le contrôle sur ma raison il y a trois semaines de cela. Je me rappelle être passée aux toilettes, m’accordant ainsi quelques minutes de libre, loin des ordis, de mon bullet journal et de ma to do list de Notion. Et là, cra-ac (en plus du « plouf ») mon cerveau m’a balancé un : « Et si tu organisais une dédicace en live ? ».
Ni une, ni deux. Je ne me suis même pas posé la question de savoir si c’était possible ou si cela avait déjà été fait. Tout de suite, j’ai exposé mon plan à ma Dream Team qui a trouvé que c’était une bonne idée…
Bon, j’avoue, rétrospectivement, j’ai eu quelques sueurs froides : comment organiser tout ça pour que l’on se sente comme dans un salon du livre ? Je voulais vous imaginer longeant mon stand comme dans un salon normal, vous arrêtant pour discuter, puis vous décidant sur l’achat d’un livre. Il me fallait donc vous donner un peu de cette ambiance de salon, papoter avec vous, encaisser votre achat, faire la dédicace… Un beau défi, en somme !

J’ai tout organisé pour rendre l’événement festif : j’ai amélioré un peu mon décor (pas évident vu mes conditions de travail actuelles), préparé les piles de livres mais aussi les goodies que je voulais vous faire gagner, imaginé un système pour vous faire payer par Paypal, et décidé qu’il y aurait 5 lives dédiés à cette idée farfelue.
Franchement, ça aurait pu être un gros « fail ». Pas évident d’inviter mes lecteurs à acheter à distance, lors d’un live… Pourtant, dès le premier soir, cela a fonctionné ! Vous étiez là, au taquet comme moi, l’œil brillant d’envie, la carte bleue impatiente. Quel super moment on a passé ! Déjà, le lundi, je sentais qu’on allait vivre un truc de dingue cette semaine-là.

Pourtant, ce n’était pas simple de gérer l’afflux de commandes, le papotage, les encaissements Paypal, tout ça toute seule ! Heureusement, le mardi soir, mon fils a décidé de faire mon régisseur pour m’aider sur un live qui a duré 2h15 ! Oui oui, vous lisez bien : je suis restée avec vous 2h15 à dédicacer mes livres. Un moment de folie, entrecoupé de fous rires, d’anecdotes, de présentations de livres, bref un souvenir impérissable !
Mon régisseur a été presque (oui, ça c’est au cas où il tomberait sur ce billet et en profiterait pour me demander une augmentation !) parfait dans la gestion des commandes. Vous avez fait preuve d’un enthousiasme et d’une patience hors normes : j’ai vraiment de la chance d’avoir une communauté comme vous ! Les goodies vous ont plu (stylos, bracelets, carnets de notes, mugs et même des livres collector !) et je crois pouvoir affirmer qu’on a tous passé une super soirée.
Pour tous ceux qui veulent voir en 19 minutes à quoi ressemblent 2h15 de live dédicace, je vous laisse regarder la vidéo best-of que j’ai mise sur YouTube.

À la fin de la semaine, il était temps pour moi de faire les comptes. En l’espace de 7 heures de live étalés sur la semaine, c’est 34 livres papier qui ont été vendus. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en lançant ces lives-dédicaces, mais vous m’avez bluffée ! Pour que vous puissiez mieux vous rendre compte, c’est ce que je faisais en dédicace sur une très bonne journée, genre avant les fêtes de Noël. C’est donc beaucoup.
Pour autant, je n’ai pas gagné beaucoup d’argent avec cet événement car j’ai fait le choix de vous offrir beaucoup de goodies, une façon pour moi de vous remercier de me suivre si fidèlement depuis des années pour certains, et quelques mois pour d’autres.
Je pense faire des boxes de Noël l’année prochaine pour changer un peu, qu’en dites-vous ? (mince, mon cerveau a de nouveau brièvement échappé à mon contrôle !)

Une fois les lives terminés, je me suis posée la question de savoir si d’autres personnes avaient déjà mis en place un truc pareil. La réponse est « Non », tout du moins, pas dans cette forme. Sur YouTube, je suis tombée sur un auteur / illustrateur qui parlait à propos d’un livre en dédicaçant. L’action se déroulait chez un libraire, donc on peut imaginer que c’était une sorte d’interview en live. J’ai aussi trouvé une jeune femme mangaka qui dédicaçait ses livres en live. Mais les gens avaient commandé leur exemplaire en amont, donc elle racontait sa vie en dessinant et dédicaçant. Pas tout à fait le même concept…
Bref, je pense que nous avons vécu un événement complètement inédit ensemble, une première dans le monde de la littérature. J’aurais presque envie de vous demander :

Si je devais tirer un bilan global de cette aventure, je pourrais me contenter de dire, assez factuellement, que j’ai vendu 34 livres, mais je crois que cela serait un peu réducteur. Il s’est passé bien plus que cela durant ces lives. Je crois que nous avons touché du doigt une nouvelle forme de partage, de communication, de rapprochement entre l’artiste et ses fans (je n’aime pas trop ce mot-là mais je n’en vois pas d’aussi général qui fonctionnerait avec tous les artistes). Je pense aussi que cette expérience prouve qu’il ne faut pas se limiter à ce qui se fait déjà, qu’il faut tenter de nouvelles choses sans craindre de se tromper. J’aurais pu me planter complètement, et alors ? Au moins, j’aurais essayé et pu dire « Non, ça ne marche pas » ce qui est toujours préférable à un « Ça peut peut-être fonctionner ».
Enfin, je pense qu’il faut dépoussiérer la vision de l’artiste-auteur. Non, ce n’est pas un être inaccessible. C’est une personne qui a un métier, et qui comme tout entrepreneur, a besoin de clients-lecteurs pour vivre de ses compétences et de son savoir-faire. On doit faire évoluer l’image de l’artiste pour permettre à tous ceux qui ont du talent de l’exprimer pleinement, et aux consommateurs d’art (sous toute ses formes donc !) de découvrir de nouvelles pratiques, de partir à la découverte de nouveaux terrains de jeux artistiques et d’étancher bien plus leur soif de culture.
Et toi ? Te sens-tu prêt(e) à vivre de nouvelles expériences ?

Il est temps de laisser parler ma passion

Du plus loin que je me souvienne, il y a deux activités que j’ai toujours pratiquées : l’écriture et l’enseignement.

Pour la première activité, j’ai gardé comme témoins silencieux (et mis sous clefs !) une série de carnets intimes noircis (ou bleuis, voir « turquoisis » lorsque j’étais ado) et qui renferment à la fois mon goût pour l’écriture mais aussi mes premières nouvelles (ne rêvez pas, ja-mais vous ne lirez ces horreurs !). Cependant, ces carnets sont la preuve que la narration fait partie de moi depuis toujours. Dans le même registre, je ne me souviens ni d’avoir appris à lire ni d’avoir appris à écrire avant d’avoir écrit dans ces carnets. Enfin, ils sont aussi l’annonce que le bullet journaling allait forcément me plaire !

Pour la seconde activité, j’ai commencé très tôt à dispenser des cours chez moi, à de petits groupes d’élèves plutôt dociles, mais que je tançais sévèrement s’ils ne travaillaient pas assez… Fort heureusement, ils ne m’en ont jamais tenu rigueur et acceptaient de redevenir de simples doudous le soir au moment d’aller se coucher ! Il était assez évident que l’enseignement allait me convenir, même si, au final, j’ai assez longtemps hésité à prendre cette route.

Les années d’adulte ont filé. Comme pour tout le monde. Un amoureux, un enfant, un mari (l’amoureux !), une maison, un second enfant, un boulot hyper prenant avec plein d’autres enfants… La vie, quoi ! Mais, toujours, ce besoin d’écrire. Pour moi, pour mes enfants, mes amis, ma famille… Puis, depuis 2008, pour vous.

Je n’avais jamais cru possible d’être éditée. Pour moi, c’était pour les autres, pas pour moi. Heureusement, ma route croise celle de Michel Champendal, éditeur, qui n’est pas de cet avis. De là, des années de folies s’enchaînent. 12 au total. 9 qui m’apportent des milliers de ventes, un prix au salon du livre de Paris, un Top 1 Amazon en polar.

Puis, c’est le trou, le trou noir… Durant près de 3 ans. Non, il ne m’est rien arrivé de grave (du moins, rien d’exceptionnel dans une vie). Ma famille vit quelques heures difficiles et je prends un poste de directrice d’école qui, comme chacun le sait, est hyper chronophage. Presque plus le temps d’écrire. Si je sors tout de même mon premier album jeunesse, La Fée Cassatette,  c’est surtout parce que le texte était déjà écrit. Quant à ma série TRANS, c’est grâce à mon fils qui m’a boostée durant des mois que je l’ai bouclée. Mais le lancement est merdique (il faut savoir reconnaître quand on se plante !) et la série ne rencontre pas son public. Je comprends alors que je vais devoir faire un choix.

Je ne regrette pas d’avoir été directrice d’école : ce job m’a permis de mettre en valeur certaines de mes compétences intrinsèques et d’en développer de nouvelles. Comme toutes les expériences de ma vie, j’en tire le positif et laisse de côté ce qui ne me fait pas avancer.

Je suis intimement persuadée que tous les choix que j’ai faits ces dernières années, toutes ces épreuves que j’ai traversées avec ma famille, n’étaient faits que pour me conduire ici, aujourd’hui. Je suis sur le point de saisir une nouvelle opportunité, avec une joie immense. Je sens qu’il est temps pour moi de me lancer pleinement dans mon métier passion. Et d’en explorer toutes les facettes car je sais que je ne suis pas faite pour une seule activité littéraire. Sans parler du fait que, lorsqu’on est enseignant dans l’âme, on ne peut pas s’arrêter d’apprendre et d’enseigner aussi !

Alors, je me lance. Je largue les amarres. Je déménage et deviens mon propre patron, complètement. J’ai adoré être auteure pendant 12 ans, sur mon temps libre. À présent, je serai une auteure à plein temps.

Alors, si vous avez envie de suivre cette nouvelle aventure de près et découvrir ses coulisses, vous avez deux clics à faire :

  1. Un clic ici pour vous inscrire à la Newsletter du Bonheur qui va vous donner plein de bonnes ondes (et dans le contexte actuel, on en a bien besoin !)
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Et si vous vous demandez à quoi ressemble une semaine dans la peau d’une auteure, il vous faudra attendre le prochain article !

Salon du Livre de Courtry

Il y a quelques mois, des amis m’ont contactée car ils cherchaient des auteurs pour mettre en place un tout nouveau salon du livre sur la Ville de Courtry. Sachant que j’aurai alors à promouvoir l’espiègle Fée Cassatette, j’avais accepté, comme je le fais souvent lorsqu’il s’agit de nouveaux salons. Pourtant, je sais d’expérience que ce ne sont pas ceux-là qui me permettent de faire le plus connaître mes livres, mais, que voulez-vous, j’aime essuyer les plâtres ! 😉

Samedi, me voici donc partie avec l’un de mes fils pour le Salon du Livre de Courtry. Une bonne indication pour savoir si un premier salon va bien se passer ou pas est la facilité de le trouver. L’affichage en ville et le fléchage sont des éléments-clefs qui peuvent inciter un passant (qui passait !) à faire un détour imprévu vers le salon du livre. Or là, pas de souci : banderoles, affichage sur les panneaux de pubs, il faudrait être de mauvaise volonté pour le louper ! (Ou alors décider que son GPS n’est pas performant et n’en faire Cassatette, mais je ne m’étendrai pas sur ce sujet…). 😇

Après un petit saut chez mes amis chez qui je retrouve Philippe Wolff, Betty Séré de Rivières et du jus de fruit, nous voilà à l’entrée de la salle. C’est grand et très bien aménagé. Les couleurs déterminent les espaces jeunesse ou adulte et, bien évidemment, avec la Fée Cassatette, je déballe mes petites affaires du côté jeunesse, tout en posant en bout de table Le Tueur Sans Nom… J’espère ne pas avoir traumatisé d’enfants durant cette journée, ni de parents non plus, d’ailleurs ! 😂

C’est tout le problème quand on porte plusieurs étiquettes : il est difficile de trouver sa place dans ce genre de manifestation. La seule solution qui me vienne en tête, serait de m’aménager une estrade avec des néons lumineux « Auteur d’exception » qui pourrait enfin qualifier mon travail à sa juste valeur… 🤪

Petit inconvénient au fait que la salle soit grande, il y a donc pas mal de concurrents à abattre de collègues à découvrir. Et en premier, mes deux amis qui, avec le titre « Elémi » sur la protection de l’environnement et « Princesse Cépagrave » sur l’acceptation de la différence vont faire un carton, je le sens ! Je les aide autant que possible en renvoyant vers eux des personnes qui s’arrêtent sur mon stand (ben oui, en fait les auteurs indés et les petits éditeurs s’entraident volontiers dans ces salons, vous imaginiez quoi ? 😝 ). Mais ce qui est sûr, c’est que plus il y a d’auteurs, moins il y a de ventes, c’est assez mathématiques !

Et comme un premier salon attire moins de lecteurs qu’un salon installé depuis des années, le fait qu’il y a pas mal d’auteurs amoindrit encore les ventes.

Mais il ne faut pas oublier que l’on n’est pas dans un salon que pour vendre ses livres, et ben non ! On est là aussi pour :

  • Rigoler avec les copains auteurs qu’on n’a pas vu depuis longtemps
  • Papoter avec les lecteurs
  • Retrouver nos fans
  • Découvrir nous aussi les auteurs qu’on ne connaît pas
  • Rigoler avec les copains auteurs que… ah, je l’ai déjà dit ?
  • Se créer un réseau de professionnels avec qui on partage les mêmes idées
  • Faire de belles rencontres
  • Rigoler avec les copains… heu… ok…

Avec Philippe Wolff et Betty Séré de Rivières

Et les rencontres, c’est ce qu’il y a de plus chouette !

Il y a cette auteure, Séverine SILBERT, avec sa série « Ténégria » (Young Adult) qui me fait de l’œil (la série, pas l’auteure, m’enfin !). Et le peu que j’ai le temps d’apprendre de son parcours (à l’auteure, pas à la série, vous suivez ou bien ?!) me fait beaucoup penser au mien. Il ne me reste plus qu’à découvrir ses livres.

Ou bien encore cet autre auteur publié chez Rebelle, Roger Pascault, dont le bouquin « La disparue du Gévaudan » me donne vraiment envie de me plonger dans cette enquête.

Ou encore l’illustratrice Auréline B dont les dessins et les petites créations me plaisent beaucoup aussi…

Et aussi Mélanie Baranger qui a édité un livre sur des histoires d’adoption de chiens au profit d’une association « Amours de chiens – histoire des chiens de Roumanie ». Eh oui, cela sert aussi à cela l’auto édition !

Ah, et sans oublier le passage de Monsieur le Député Rodrigue Kokouendo qui a eu la gentillesse de passer un moment avec moi sur mon stand et de repartir avec mon recueil de nouvelles « La Vieille Dame, le Rien et les autres… ». Reste à espérer qu’il ne se fasse pas prendre en train de les lire à l’Assemblée car, visiblement, il lui a été difficile d’attendre la sortie du Salon du Livre pour les commencer…

Et puis, il y a vous, qui lisez ces lignes et qui êtes peut-être passés… Monsieur Tung, Nathalie, Taïssa et bien d’autres… J’espère que vous avez eu le temps d’ouvrir mes livres depuis samedi et que vous y avez trouvé ce petit quelque chose qu’on y cherche tous : un moment de détente, d’évasion, loin de notre quotidien. Si j’ai réussi cela, alors j’ai réussi mon premier salon du livre de Courtry !

Dernier message important :

Et avant de partir, on n’oublie pas d’aller télécharger mon nouveau polar ! 🙂