Bilan 1er trimestre 2023

Info pratique : Si vous êtes habitués à lire mes bilans, le début est toujours le même afin d’expliquer le but de ce billet aux nouveaux venus. Je vous suggère donc de passer directement à la partie “contexte du trimestre”.

Vous le savez, l’argent n’est pas un tabou pour moi. Fille de patron et femme d’artisan, je sais combien il est difficile d’en gagner et je peux d’autant plus l’éprouver aujourd’hui alors que mes journées me font passer une quinzaine d’heures au bureau tous les jours.
Partant de ce constat, j’ai eu envie de vous montrer l’envers du décor. Je vois de plus en plus d’auteurs qui annoncent clairement leurs revenus, comme Jupiter Phaeton ou encore Lucile Chaponnay, deux auteures qui n’en sont pas au même niveau de revenus, mais que la passion habite. Alors, j’aurais pu aussi vous parler du bonheur de faire un métier qui me plaît, vous dire que tout ceci vaut tous les euros du monde, mais d’une part on n’est pas en cours de philo, et d’autre part, en toute honnêteté, il faut bien manger à la fin du mois !

La difficulté de ma démarche, c’est que chaque parcours est unique. Je réussis mieux que certains et moins bien que d’autres. Pour autant, je ne me compare pas, mais je m’inspire de personnes que je trouve géniales. Aussi, je vous invite à ne pas vous servir de mon article pour vous comparer, mais plutôt de vous en inspirer pour avancer.

Évidemment, je parle d’inspiration parce que vous n’êtes pas moi. Vous aurez peut-être choisi d’être uniquement auteur parce que vous n’avez pas l’expérience pédagogique qui est la mienne et que vous ne sauriez pas aider des auteurs à progresser ; ou bien vous aurez aussi une seconde casquette de graphiste, de correcteur, de chroniqueur littéraire… De ce fait, il faut bien garder à l’esprit que le bilan que je vais faire ici est corrélé à mes différents revenus d’auteure et de coach et est très variable d’un mois sur l’autre.

Et cette variabilité de revenus selon les mois ne convient pas non plus à toutes les personnes. Tous les 1ers jours du mois, j’ai l’impression de repartir à l’assaut d’une montagne. Je dois conquérir de nouveaux lecteurs, explorer d’autres réseaux, faire parler de mes livres et aider ceux qui me font confiance pour écrire le leur sereinement. C’est épuisant. Et je ne m’en plains pas, car c’est aussi mon choix de vie, un choix qui valorise mon travail et me donne l’impression d’être utile. Mais il faut avoir un bon mental pour encaisser les montagnes russes entre les mois au top et ceux qui “floppent“.

Le mois de janvier, c’est le calme après la tempête des fêtes. C’est toujours assez difficile d’anticiper ce que l’on peut attendre de cette période.
D’un côté, je peux faire des ventes sur Amazon s’il y a eu des Kindle au pied du sapin, mais aussi des ventes en boutique avec tous les auteurs qui ont pris la bonne résolution de terminer leur projet en 2023 en faisant appel à mes services.
D’un autre côté, je prends toujours quelques jours de repos en début du mois de janvier, donc mes revenus sont forcément un peu tronqués, et je sais aussi que les bourses sont vides après les fêtes donc il est un peu utopique d’imaginer vendre plein de livres en boutique ce mois-là.

Au mois de février, j’ai sorti le troisième recueil de la collection arc-en-ciel : Et crie-moi des nouvelles policières. L’accueil a été dingue : plus on avance dans cette collection et plus les livres partent vite, c’est génial ! Lors du premier tome, je n’avais fait que 50 exemplaires qui sont partis en plus de trois mois. Cette fois-ci, j’en ai fait cent qui se sont envolés en deux mois.
D’un autre côté, heureusement que cette vente à bien fonctionné car elle rattrape un peu une boulette que nous avions faite dans le premier recueil et qui m’a coûté l’impression de 150 ex…
J’ai aussi lancé L’atelier d’écriture du samedi qui, pour le moment, a lieu une fois par mois. L’objectif de cet atelier est de donner des outils d’aide à l’écriture et à la réflexion sur son propre livre à un prix plus abordable que les formations. Par exemple, celui à venir au mois d’avril portera sur la psychologie des personnages. (il est encore temps de vous inscrire !)

J’avoue que commencer le mois de mars en recevant le versement de la campagne Ulule donne forcément le sourire. Mais je sais aussi d’expérience que la somme qui arrive sur mon compte est trompeuse puisqu’elle englobe les frais déjà avancés (la conception du livre), l’impression à venir, la commande des goodies et les frais de port des packs. Il faut donc garder la tête froide !
Parallèlement, je suis heureuse de voir que les deux ateliers que je propose ce mois-ci fonctionnent bien : avec l’atelier d’écriture sur le show don’t tell, je reçois plein de compliments des participants ; et avec celui sur le bullet journal, mis en place depuis fin janvier, on passe une soirée chill à s’échanger des trucs et astuces.
Je trouve qu’Amazon fait peu de ventes en ce moment, aussi je me demande si je ne vais pas placer une pub sur le tome 2 d’Alexander : mais est-ce judicieux de mettre une pub sur un T2 ? D’un autre côté, Amazon me propose de lui-même une mise en avant du tome 1 sur mai alors, pourquoi pas ?
L’autre nouvelle de ce mois, c’est que je me désengage du programme de créateurs TikTok, mais cela je pourrais vous en parler plus avant si vous me signalez dans les commentaires que le sujet vous intéresse.

Parallèlement à tout cela, j’ai une amie qui a démarché quelques libraires du coin, aussi il me faut les recontacter pour placer des séances de dédicaces. J’ai une touche au Leclerc Culturel à côté de chez moi, ça peut être chouette !

Bref, un petit trimestre, sans gros événement IRL, avec deux semaines de repos en tout et la fatigue hivernale bien présente ! Heureusement, il y a pas mal de beaux projets en approche et cela me réjouit !

Ce trimestre, j’ai vendu 36 livres sur Amazon. Oui, en ventes sèches, ce n’est vraiment pas génial. Cela me fait un total de 89,06€.
En top des ventes, Le prince Alexander 1 se dispute la première place avec Le tueur sans nom. Je suis toujours agréablement surprise de voir le maintien de ce roman sur le très long terme. Cela me donne à espérer que les prochains polars à paraître (dont un qui arrive en mai avec une campagne Ulule) pourraient eux aussi cartonner.

Dans mon tableau des ventes numériques sous Kindle, il y a deux colonnes : la première concerne les ventes directes, quand vous avez payé votre livre pour le lire ; la seconde concerne les ventes de pages lues. Les pages lues sont créditées sur mon compte quand vous empruntez mon livre via votre abonnement Kindleunlimited. Actuellement, le prix de la page lue est d’environ 0,00335 €. Oui, cela fait peu. Pour vous donner un ordre d’idée, sur un livre comme Le Prince Alexander qui fait 161 pages normalisées (c’est le nombre de pages qu’Amazon comptabilise pour un format Kindle, ce qui est différent du format broché qui fait 200 pages), lorsque vous lisez le livre en entier jusqu’à la dernière page, je gagne 0,483 euro. Vous dites ? C’est peu… Oui, bien moins que lorsque vous m’achetez le livre, mais c’est le jeu…
Ce trimestre-ci, j’ai eu 46 744 pages lues, soit 143,17 euros. J’aurais espéré plus, mais comme je l’ai dit, Amazon est un peu faiblard en début d’année pour moi.

Et c’est là que je tilte…

143 euros pour 46700 pages lues ? Si je divise précisément les sommes, je vois que le prix de la page lue est tombé à 0,00306 €. Il faut vraiment aimer vivre d’amour et d’eau fraîche quand on est auteur ! 😉 Je suppose que le prix de l’abonnement à Amazon Prime qui a augmenté n’y est pas pour rien…

Par contre, cette fois-ci, si Le tueur sans nom est bien en tête des ventes, c’est le tome 2 du Prince Alexander qui est juste derrière.

Au total, j’ai donc gagné grâce à Amazon ce trimestre : 232,23 €

C’est clairement en dessous de mes attentes, il faut que je me penche dessus…

Par contre, si je calcule combien de livres ont été lus en additionnant les pages lues et les ventes sèches, on monte à 250 livres et ça c’est top !

Ce trimestre, il y a eu une sortie un peu exceptionnelle en boutique puisque j’ai mis en vente le troisième recueil de nouvelles de la collection “Et crie-moi des nouvelles” avec l’opus policier. En trois mois, j’ai vendu 116 livres, tous titres confondus. J’ai aussi vendu des goodies, et le carnet de lecture qui part plutôt bien. Son prix vous semble parfois un peu élevé, mais c’est une première édition, entièrement faite par Clément (ce qui lui a demandé beaucoup de temps), et le format à spirale coûte plus cher que le broché simple (qui n’aurait pas été pratique du tout). De plus, pour ce coup d’essai, je n’ai fait qu’un tirage à 50 exemplaires, ce qui donne un prix à l’unité élevé. Mais si ce carnet plaît, on fera mieux pour 2024 😉

Bref, le chiffre d’affaires pour ces trois mois en boutique s’élève à 3060 euros.

Parallèlement, mes activités autour des ateliers écriture, bullet journal, des formations et des campus d’été m’ont permis d’encaisser 4057 euros. Ce nombre est à prendre avec beaucoup de recul car il englobe les paiements étalés des participants du campus d’été d’écriture, campus dont les frais montent très vite. Je conserve donc cet argent précieusement pour tout régler en juillet et en août.
À ce propos, si vous êtes intéressés par une semaine d’écriture pour approfondir votre style, développer votre plume, acquérir de bonnes techniques et laisser libre cours à votre imagination d’auteur, il reste une place de libre sur le campus du 5 au 12 août. N’hésitez pas à me faire un petit mail sur ma boîte pro pour me poser vos questions : karinecarville.pro@gmail.com .

Ce trimestre, en tant que coach, j’ai aussi encaissé 5649 euros en chiffre d’affaires. Je suis très heureuse de voir que de plus en plus d’auteurs me font confiance pour faire aboutir leurs projets, tout comme j’adore voir vos premières parutions arriver sur les réseaux ! Je sais à quel point vous avez travaillé fort et fait de votre mieux pour cela, et combien aussi cela vous a fait grandir au point de vous pousser à continuer d’écrire, de vous perfectionner, dans l’espoir de toucher de plus en plus de lecteurs ! Ne lâchez rien !

À cela, il faut aussi ajouter la campagne Ulule sur le tome 2 du Prince Alexander qui a augmenté mon chiffre d’affaires de 3777 euros. Oui, je sais, la cagnotte s’élevait à 4106 euros, mais Ulule prend sa part ! J’espère qu’à la fin de l’envoi des packs, lorsque je ferai le bilan de cette opération Ulule, j’aurai la bonne surprise de voir qu’un peu de trésorerie a été créée… Wait and see !

Au final, voici une image du bilan de ce premier trimestre.

Cependant, n’oublions pas l’essentiel dans tout cela : le bonheur !
Je vis actuellement une période extraordinaire dans ma vie : certes, ce n’est pas facile d’être auteure avec une petite entreprise, les nuits sont souvent courtes, les journées s’étirent, mais quel bonheur de faire ce pour quoi je suis faite ! Quel bonheur de lire vos retours, de voir vos sourires, de découvrir de plus en plus de personnes dans ma communauté au fil des jours !
Pour terminer cet article, voici donc un petit topo de ce qui m’a rendue tout particulièrement heureuse ce trimestre…

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