Mon spectre favori

Elle courrait. Elle traversait la nuit comme l’éclair fend le ciel. Ombre blanche sous la noirceur de la voûte céleste, rien ne comptait plus que les minutes qui s’égrenaient et la prenaient de vitesse. Elle accéléra, ignorant le souffle qui brûlait sa poitrine. Elle allait y arriver, elle n’avait plus beaucoup de chemin à parcourir : …

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[03] Karine – Erekan

Cette semaine, le projet m’a emportée très loin dans le temps… N’oubliez pas d’aller sur la page du projet 52 au carré pour imposer vos contraintes aux pauvres écrivaines que nous sommes ! ^^

Projet 52²

Contrainte : Utiliser la photo choisie par les lecteurs

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Erekan traversait le camp, la tête haute. Les mercenaires s’écartaient spontanément à son passage, la reconnaissant au premier coup d’œil. Seules les femmes de haut rang portaient des foulards de soie brodés et des ceintures brillantes de pierres précieuses. À sa suite, d’autres femmes se pressaient, les yeux baissés, puis venaient quelques gardes.

La femme du chef longea plusieurs tentes avant de parvenir à la tente royale qui se dressait, majestueuse et chatoyante, au milieu des autres. Son époux appréciait de vivre au plus près de ses hommes.

Elle salua d’un mouvement du menton les gardes qui surveillaient l’entrée, nota que les romains étaient toujours présents, et pénétra seule dans la tente. Les bruits extérieurs s’atténuèrent immédiatement, arrêtés par les larges pans de peau destinés aussi à empêcher le conciliabule intérieur d’atteindre d’éventuelles oreilles indiscrètes. C’était une réunion de guerre.

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[02] Karine – C’était…

Voici ma nouvelle pour la seconde semaine du projet 52 au carré ! Bonne lecture. 😉

Projet 52²

Contrainte : Une photo donnée par Sabine

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Semaine 1 la porte

C’était…

C’était là.

Une porte massive, avec des barreaux et un vitrage opaque. Rien ne devait rentrer. Rien ne devait sortir. Tous les soirs, les vieux volets rose pâle se rabattaient sur les occupants du logis, les isolant un peu plus du monde extérieur.

C’était ça.

Ils ne faisaient pas de bruit. Ils n’avaient pas le droit de jouer. La télévision en noir et blanc murmurait au fond du salon. Les couverts effleuraient les assiettes. Ils respiraient à peine entre deux bouchées. Les yeux étaient baissés sur les légumes froids et le petit morceau de viande trop cuite. Personne n’osait prendre du pain. Ils tendaient l’oreille quand ils entendaient le staccato des talons aiguilles approcher de la table.

C’était elle.

Elle ne se déplaçait jamais en chaussons. Elle aimait sentir la vague de froid s’abattre par anticipation là où elle arrivait. Elle…

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